James Testa : Le délinquant présente un haut risque de récidive

27 juillet 2026

James Testa présente un risque de récidive élevé, selon le rapport sexologique effectué à son endroit.

C’est ce qui a été présenté à la cour, ce matin, dans le cadre de la première journée des observations sur la peine qui se tenait au palais de justice de Rouyn-Noranda.

La sexologue, qui a suivi Testa, a fait valoir les grandes lignes de sa conclusion lors d’un contre-interrogatoire de la défense.

Dans un premier temps, elle a expliqué que deux outils en lien avec l’attitude, ainsi que la collaboration ont été utilisés.

Il a été démontré que bien que le comportement du délinquant était bon, la collaboration était, quant à elle, déficiente, puisque James Testa ne reconnaît toujours pas les faits pour lesquels il a été inculpé.

Elle a qualifié celui-ci comme étant évasif dans ses réponses sur les questions posées en lien avec les gestes.

De plus, d’autres facteurs, comme l’âge ou encore les antécédents, ont également été pris en compte.

L’avocat de Testa a questionné l’experte à savoir si la cote de récidive pouvait diminuer, advenant que son client finisse par avouer les actes et entame une thérapie.

Ce à quoi elle a répondu qu’elle ne pouvait pas statuer sur cet aspect.

Par contre, la sexologue a souligné que le score qui a été attribué à Testa à la suite de l’évaluation ne descendra pas, mais pourrait se diluer.

Certaines victimes ont également été entendues concernant les conséquences que les actes de Testa ont eues sur leur vie.

Par ailleurs, l’une d’entre elles a demandé de lever l’ordonnance qui interdisait de dévoiler des informations sur son identité.

Il s’agit de Josée Veillette, qui a habité dans la maison de James Testa durant plusieurs années.

Elle a mentionné à quel point elle a été détruite pendant tout le temps qu’elle s’y trouvait.

Madame Veillette a réussi à se remettre sur pied, mais a mentionné toujours craindre de revoir son bourreau à sa sortie de détention. 

Dans les autres déclarations lues par la poursuite, on apprend que l’une des victimes ne s’est jamais remise des événements.

Alors qu’une autre a mentionné vivre avec plusieurs problèmes de santé mentale, en raison de ce qui lui est arrivé.

Les audiences reprennent mardi matin, avec la présentation du rapport présentenciel.