Élections 2026 : Retour sur 39 jours de campagne

5 octobre 2026

À quelques heures du dévoilement du scrutin, le Parti québécois mène dans les intentions de vote de la région.

Un scénario bien différent que lors du déclenchement des élections.

Puisqu’un sondage Léger, publié la journée même, plaçait la Coalition Avenir Québec en tête, dans les trois circonscriptions, avec 35%.

Très peu d’engagements spécifiques pour la région ont été annoncés. 

Un enjeu s’est toutefois glissé au centre des préoccupations, celui des redevances minières, alors que la plupart des partis en ont fait leur priorité. 

Les libéraux proposent 20%, le Parti québécois, 10%, alors que la CAQ, elle, prévoit les doubler.

Parlant des partis, un aura été absent, soit le Parti conservateur du Québec, très peu présent dans la joute politique. 

Idem pour Marc-André Fortin, le candidat fantôme du PLQ dans Abitibi-Ouest. 

Du côté des candidats maintenant, sur les 15 qui se sont présentés dans la région, 8 étaient des femmes.

Et la moitié d’entre elles se sont présentées dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

Dans Abitibi-Ouest, le candidat du Parti québécois, Sébastien D’Astous, a souvent mis son expérience de maire et de préfet de l’avant.

Béatrice Déry, qui se présente pour la CAQ dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, a rappelé son travail effectué au sein du cabinet de certains ministres dans les dernières années. 

De son côté, le candidat libéral, Pierre Dufour, dans Abitibi-Est, a été très critique envers la CAQ, son ancienne formation politique, lors du débat régional organisé par la Chambre de commerce.

Sinon, les chefs du PQ, de la CAQ, de QS, ainsi que du PLQ, sont tous venus faire leur tour dans la région.

Ils ont exprimé leur souhait que l’Abitibi-Témiscamingue retrouve la place qu’elle mérite au sein de la province, alors que plusieurs électeurs ont exprimé leur déception face au gouvernement en place.

C’est d’ailleurs un aspect que Béatrice Déry avait elle-même évoqué lors de l’annonce de sa candidature, en juillet dernier.

Elle qui s’était donné comme mission de recréer le lien de confiance entre son Parti et l’électorat.

C’est donc un marathon de 39 jours qui s’achève aujourd’hui. 

À quelques heures du dévoilement des résultats, un vent de changement pourrait secouer la région, puisque la députation pourrait être appelée à changer, et ce, peu importe le choix des électeurs.