Un couvre-feu... qui ne serait pas le premier

2021-01-08 - Si un couvre-feu sera en vigueur dès samedi, certains citoyens d'ici auraient déjà vécu une situation un peu similaire, à une autre époque.

En effet, durant les années 50 à 70, on raconte qu'une alarme retentissait chaque soir, à Val-d'Or ainsi qu'à Rouyn et à Noranda. Selon plusieurs témoins de ce temps, bien qu'il ne s'agissait pas d'un couvre-feu officiel, c'était, semble-t-il, le signal pour les enfants du secteur qu'il fallait rentrer à la maison. D'après Jean-Charles Coutu, maire de Rouyn, de 1969 à 1974, c'était plutôt une mesure mise en place par la mine Noranda, pour aider la municipalité de Noranda à faire régner l'ordre. Par contre, cette mesure ne faisait plus partie du paysage, lorsqu'il a été élu, à ses dires.

Une sirène avait donc été installée à la caserne de pompiers de Rouyn, qui occupait, à l'époque, le bâtiment actuel de l'hôtel de ville et, pour les gens de Noranda, le son de la sirène provenait de la mine Noranda, aujourd'hui la Fonderie Horne, puisque les deux municipalités n'étaient pas encore fusionnées. Pour ce qui est de Val-d'Or, le son de la sirène émanait de l'hôtel de ville de l'endroit.

Dans les années 60, pendant les mois d'école, la cloche sonnait à Noranda et à Rouyn, à 21 heures et plus tard, durant l'été, soit à 22 heures.

Lili Mercure s'est remémoré cette période avec Mario Provencher, ancien maire de Rouyn-Noranda et Gilles Hamel de Val-d'Or, journaliste à la retraite pour RNC Média Abitibi-Témiscamingue.