Consommation accrue de drogues dans la région

2021-03-19 - Le CISSS-AT a constaté qu’il se consomme plus de drogues sur le territoire depuis le début de la pandémie.

Lors de l'annonce de l'implantation d'un centre temporaire de prévention des surdoses à Val-d'Or, jeudi, la Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique, s'est dite préoccupée de cette hausse de la consommation dans la région ainsi que de l'augmentation des décès liés à des surdoses.

Selon elle, les barrages et le confinement ont eu des impacts sur l'approvisionnement en drogues, alors que le stress vécu par les gens durant cette période a augmenté la tendance ou le besoin de consommer.

Pour ce qui est de l'alcool, des données de la Société de l'assurance automobile du Québec révèlent qu'en date du 15 mars, 786 personnes sur le territoire ont dû munir leur voiture d'un antidémarreur éthylométrique. Ce chiffre représente 438 appareils de moins qu'en juillet de l'an dernier, ce qui place aussi l'Abitibi-Témiscamingue au cinquième rang, parmi les régions où l'on en retrouve le moins au Québec.

Par contre, la Sûreté du Québec, n'ayant pu indiquer le nombre de barrages policiers qui ont été établis pendant la pandémie, on ne peut dire si c'est un élément qui a joué dans cette diminution du nombre de personnes prises avec les facultés affaiblies par l'alcool.

Toutefois, le sergent Jean-Raphaël Drolet, porte-parole de la SQ, rappelle qu'il demeure important, qu'il y ait des barrages ou non, de ne pas conduire un véhicule après avoir consommé des boissons alcoolisées ou du cannabis.