Élection fédérale : Les grands noms de la politique fédérale des dernières décennies

24 mars 2025

20 ans, c’est le nombre d’années depuis lequel un député libéral n’a pas été élu dans la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue

Ce chiffre monte à 25, lorsqu’on parle de la circonscription d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou.

Depuis 57 ans, le paysage politique de la région a porté plusieurs couleurs.

De 1968 à 1979, le duo père-fils de Réal Caouette et de Gilles Caouette domine la scène politique régionale avec le parti Ralliement créditiste.

Bien connu dans la région, Réal Caouette aura su dessiner les bases de la politique de l’Abitibi-Témiscamingue. 

En 1979, le natif de Palmarolle, Henri Tousignant, du Parti libéral de Pierre Elliott Trudeau, prend les rênes de la région 6 ans, pour 2 mandats, jusqu’en 1984.

Il est défait en 1984 par le progressiste-conservateur et homme d’affaires, Gabriel Desjardins, qui, lui, restera en poste pour 2 mandats, jusqu’en 1993.

Depuis 1993, une véritable histoire d’amour semble s’être écrite entre les Témiscabitibiens et le Bloc québécois.

Dans la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue, la lune de miel bloquiste a commencé avec Pierre Brien, qui restera en poste 10 ans, jusqu’en 2003.

Il sera succédé brièvement, de 2003 à 2004, par le libéral, Gilbert Barrette, du gouvernement éphémère de Paul Martin.

Gilbert Barrette sera, par la suite, battu par le bloquiste, Marc Lemay.

Monsieur Lemay reprendra la danse nuptiale avec la région, avec 3 mandats consécutifs, de 2004 à 2011.

Puis en 2011, c’est la vague orange qui déferle sur le Québec et sur la région.

Christine Moore devient la première femme et la première députée du Nouveau Parti démocratique à être élue dans la région.

Cette dernière saura faire sa place et sera réélue de 2015 à 2019.

Mais la région se souvient et n’est pas insensible aux charmes de Sébastien Lemire, qui est élu député de la circonscription une première fois en 2019, puis réélu en 2021.

Du côté d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, c’est pratiquement le même brassage politique qui s’est opéré depuis 2004.

Entre l’élection du bloquiste, Yvon Lévesque, en 2004, et de la première élection de Sylvie Bérubé, en 2019, qui est d’ailleurs la première femme à occuper ce poste, seul le néo-démocrate, Romeo Saganash, a sur brisé la domination du Bloc dans la région.

Ce dernier a occupé la fonction de député lors de 2 mandats, de 2011 à 2019.

Donc à la question aurons-nous droit à de réelles candidatures ou des candidatures de candidats-poteau pour faire face au Bloc québécois? Eh bien, malgré que le premier ministre sortant, Mark Carney, affirme vouloir un mandat fort pour faire face à la crise canado-américaine, la réponse reste incertaine.