Élections 2026 : Retour sur un peu plus 20 ans d’histoire
9 septembre 2026
Parti québécois, Parti libéral, Coalition Avenir Québec et Québec solidaire…
Tous ont fait partie du paysage politique régional, depuis un peu plus de 20 ans.
Si l’Abitibi-Ouest a été fidèle à François Gendron durant un peu plus de quatre décennies, soit jusqu’à sa retraite, en 2018, c’est une tout autre histoire dans les circonscriptions de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, ainsi que celle d’Abitibi-Est.
Entre 2003 et 2018, c’est une réelle lutte qui s’installe entre les libéraux et les péquistes, qui s’échangent, coup sur coup, d’une élection à l’autre, dans les deux comtés.
D’ailleurs, les deux circonscriptions ont été de véritables baromètres, puisqu’elles ont été remportées par le parti au pouvoir lors de quatre des cinq élections tenues dans cette période.
Lors de l’élection générale de 2003, les libéraux, Daniel Bernard et Pierre Corbeil, seront le choix des électeurs dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue et Abitibi-Est.
Des victoires qui en seront pour beaucoup dans la consolidation du gouvernement majoritaire de Jean Charest.
En 2007, le scénario sera différent.
Le Parti québécois arrachera les deux circonscriptions aux mains des libéraux et formera, du même coup, le deuxième groupe d’opposition.
C’est la fin de la majorité pour le Parti libéral.
Match revanche, à peine un an plus tard, en 2008.
Le bleu passe à nouveau au rouge, alors que Bernard et Corbeil sont à nouveau élus.
Il faut attendre quatre ans plus tard, soit en 2012, pour que le PQ reprenne pied dans la région, avec Gilles Chapadeau et Élizabeth Larouche, dans le cadre d’un mandat minoritaire de Pauline Marois
Les libéraux reprendront les circonscriptions 20 mois plus tard, soit en avril 2014
L’élection de 2018 marque un tournant dans l’histoire politique régionale.
Puisque Rouyn-Noranda-Témiscamingue fait élire Émilise Lessard-Therrien, la première députée de Québec solidaire, en dehors des grands centres.
Il s’agit également de la première fois, depuis la création du comté, en 1981, qu’une formation politique autre que les libéraux ou encore les péquistes remporte le suffrage.
L’Abitibi-Est et Ouest vibrent quant à elle sur la vague caquiste, alors que Pierre Dufour et Suzanne Blais sont élues.
Une première pour le Parti dans la région.
L’Abitibi-Témiscamingue passera cependant complètement au bleu pâle, lorsque Daniel Bernard défait la députée solidaire en 2022, briguant ainsi un troisième mandat, mais cette fois-ci sous les couleurs du Parti de François Legault.
Même si rien n’est joué, le Parti québécois semble vouloir faire un retour dans la région.
Il restera désormais à savoir si l’Abitibi-Témiscamingue écrira un nouveau chapitre de sa riche histoire politique, le 5 octobre prochain.