Sorties scolaires en péril : Le milieu culturel préoccupé

19 février 2026

Le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue craint le creusement de l’inaccessibilité aux arts et la précarisation du milieu culturel.

Le président de l’organisme, Louis-Éric Gagnon, explique que ces coupes affectent plus durement les régions.

D’abord, parce qu’il y a un coût notable à faire déplacer les productions des grands centres.

Puis parce que les diffuseurs et compagnies locales, pour qui les représentations scolaires sont une source de revenus importante, pourraient être contraints à fermer.

Monsieur Gagnon espère que la ministre de l’Éducation Sonia LeBel rétablira l’équilibre.

D’ailleurs, certains organismes craignent que les jeunes ne soient pas assez exposés à la culture québécoise.

C’est le cas du Petit Théâtre du Vieux Noranda et de l’Agora des Arts qui perçoivent cette décision du gouvernement comme un pas dans la mauvaise direction.

Le chargé de projet au Petit Théâtre, Kilian Bélisle, ainsi que le directeur général de l’Agora des Arts, Maxime Dupuis, craignent que ce public perde ses points de contact avec le milieu artistique.

Pour que la relève s’attache à la culture d’ici, elle doit y être exposée, et pas seulement sur les bancs d’école.

Ce sont ces sorties scolaires qui permettent une réelle rencontre avec les œuvres et les artisans.

Le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue n’est pas le seul à faire entendre son plaidoyer.

Il se range derrière une association composée d’une quinzaine d’organismes, le Réseau Culture 360 degrés.

Reste à voir comment leur demande sera reçue par Québec.