Logement

Val-d’Or : L’aide aux locataires de plus en plus difficile

Amélie Drolet

L’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue dénonce cette importante réduction de services et craint pour l’accès à la justice des locataires de la région.

Selon Frédéric Duret, co-coordonnateur de l’Association, plusieurs personnes se retrouvent sans réponse lorsqu’elles tentent d’obtenir de l’aide.

Il affirme que des locataires en détresse ont même communiqué avec l’organisme, après avoir trouvé les portes du tribunal fermées.

Le bureau de Val-d’Or dessert également une partie du Nord-du-Québec, ce qui complique davantage l’accès aux services pour les citoyens éloignés.

L’organisme déplore aussi que le Tribunal n’ait toujours pas installé l’affiche annonçant un numéro d’urgence, malgré les engagements auprès de l’Association.

Et c’est une problématique qui est répandue dans toute la province.

Le Regroupement des comités logement et l’Association de locataires du Québec dénoncent eux aussi une détérioration des services du TAL.

Son organisateur communautaire, Jean-Christophe Bureau, affirme que le Tribunal administratif du logement répond à moins de 10% des appels téléphoniques.

Il souligne que les problèmes de logement et le nombre de dossiers augmentent, alors que les possibilités d’obtenir de l’information diminuent.

Les organismes réclament donc davantage de financement et une augmentation des heures d’ouverture.

Les organismes demandent au gouvernement d’intervenir pour rétablir des services accessibles aux locataires.