Val-d’Or : Le décès d’une femme autochtone aurait pu être évité

12 mai 2026

La coroner, Stéphanie Gamache, pointe du doigt une certaine limite dans la continuité des soins ou encore dans le partage des soins entre l’hôpital de Val-d’Or et la clinique santé autochtone. 

En effet, rappelons que la victime, Pasha Ekoomia, décédée au service d’urgence du centre hospitalier de Val-d’Or, était une personne autochtone en situation d’itinérance.

L’enquête a notamment révélé que la dame vivait dans une grande vulnérabilité et souffrait de graves problèmes de santé cardiaque. 

Maître Gamache ne pointe donc pas ici la qualité des soins offerts depuis 2022, mais bien le manque d’actions concertées, qui auraient été nécessaires en amont du décès et qui lui auraient permis de créer un filet de sécurité durable. 

Plusieurs recommandations ont été émises par la coroner afin d’éviter qu’un nouveau drame semblable ne se reproduise.

Les rencontres tenues à Val-d’Or, en novembre dernier, ont permis à maître Gamache de dresser 7 pistes d’actions.

Parmi elles, on note notamment la création de lits de transition pour les personnes en situation d’itinérance, à leur sortie de l’hôpital, ou encore de sensibiliser le personnel hospitalier d’avoir recours à un service d’interprétariat autochtone afin d’éviter les barrières linguistiques. 

Sa volonté est de mieux protéger la vie des personnes autochtones en situation d’itinérance, à Val-d’Or.

Maître Stéphanie Gamache déclare également avoir demandé à Québec d’accorder le financement requis pour assurer la pérennité de la clinique santé autochtone de Val-d’Or.

Le CISSST-AT, quant à lui, s’engage à appliquer les mesures recommandées et à offrir des soins humains à tous.